Présent notamment dans certains matériaux de freinage, l’antimoine s’accumule dans les environnements urbains soumis au trafic routier. Les bassins de rétention des eaux pluviales constituent ainsi des zones d’accumulation importantes, où les particules issues des routes sont piégées dans les sédiments.
Les recherches menées par le PIREN-Seine permettent de mieux comprendre le devenir de cet élément dans ces environnements. Elles montrent que l’antimoine peut prendre différentes formes chimiques et que sa spéciation évolue en fonction des conditions physico-chimiques du milieu, notamment des conditions d’oxydo-réduction. Les microorganismes présents dans les sédiments participent également à ces transformations.
Si les concentrations mesurées dans certains bassins peuvent être fortement supérieures au bruit de fond géochimique, les expériences réalisées montrent un relargage limité de l’antimoine vers la phase dissoute dans les conditions étudiées. Les sédiments constituent donc le principal compartiment d’accumulation et un enjeu important lors de la gestion et du curage des bassins routiers.
Cette fiche revient sur les travaux du PIREN-Seine consacrés à l’origine de l’antimoine, à sa géochimie, à ses transformations et à sa mobilité dans les environnements urbains. Elle présente également les questions qui restent ouvertes, notamment sur l’évolution à long terme de cette contamination avec les transformations des matériaux et des systèmes de freinage.
Bibliographie

