Qualité de la Seine : des travaux du PIREN-Seine dans les médias

À l’occasion de la publication en février 2026 de travaux récents sur la contamination au plomb de la Seine, plusieurs médias, dont The Conversation et Sud-Ouest, ont relayé des résultats portant sur la diversité des polluants présents dans le fleuve et leur dynamique lors des crues.

Ces travaux s’appuient sur l’analyse de sédiments collectés lors de plusieurs épisodes de crue entre 2016 et 2024, utilisés comme archives des contaminations à l’échelle du bassin versant. Ils permettent de retracer l’origine des particules et des éléments associés, ainsi que leur dynamique lors des épisodes hydrologiques.

L'incendie de Notre-Dame

Dans ce cadre, l’incendie de Notre-Dame de Paris, survenu en avril 2019, constitue un événement particulier. La combustion de la toiture et de la flèche de l’édifice a entraîné la dispersion de plusieurs centaines de tonnes de plomb dans l’environnement urbain proche, soulevant la question de son transfertvers le fleuve.

Pour autant, si les analyses montrent que la contamination en plomb provenant des éléments du bâtiment est identifiable dans les sédiments, la contamination reste limitée à l’échelle de la Seine. Les concentrations observées résultent principalement d’un mélange de sources, incluant des apports anciens et plus récents liés aux activités industrielles et urbaines. Les résultats des scientifiques mettent également en évidence le rôle structurant des crues dans le transport des contaminants : selon leur intensité, elles (re)mobilisent des sédiments d’origines différentes, modifiant temporairement et ponctuellement les niveaux de contamination.

Parallèlement, les travaux conduits depuis 2024 au sein du PIREN-Seine élargissent le champ d’analyse à un panel plus large de contaminants. Outre les métaux, les recherches portent désormais sur des composés organiques, des micropolluants et des substances dites émergentes, ou d’intérêts émergents incluant notamment des résidus de produits phytosanitaires, des composés pharmaceutiques ou encore des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS).

Ces éléments confirment que la contamination de la Seine ne peut être uniquement appréhendée à travers un seul type de polluant ou un événement ponctuel. Ils soulignent l’intérêt de poursuivre des approches intégrées, combinant le suivi régulier de différents contaminants chimiques et biologique, conjointement à l’analyse des processus hydrologiques, afin d’améliorer la compréhension des expositions et d’accompagner les stratégies de gestion dans un contexte de reconquête des usages du fleuve.

 

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Crédit photo : CC LeLaisserPasserA38