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Flux de polluants organiques dans le bassin de la Seine.Johnny Gaspéri1*1Université Paris-Est, LEESU |
Question fondamentale dans le cadre de la qualité de l’eau, l’analyse des flux de divers polluants qui est présentée ici permet de mieux comprendre les leviers et les verrous liés aux enjeux micropolluants sur le bassin de la Seine. À terme, les données recueillies permettront d’avoir une vision intégrée de la circulation et de la dynamique des micropolluants à l’échelle d’un bassin versant.
Les polluants principaux présentés ici sont les HAP, les phtalates, et le bisphénol A (parmi d’autres). Les bilans ont mis en évidence le stockage d’une grande quantité de polluants dans les sols, ce qui renforce la menace d’une pollution diffuse à long terme, notamment dans le cas des HAP. Ce constat est à prendre en considération dans le cadre des interdictions de certains produits, qui peuvent donc avoir encore des conséquences néfastes pendant des années, voire des dizaines d’années après leur interdiction.
Conclusion : L’étude fait état d’un grand travail de compilation de données à mener. Certains polluants sont très documentés, d’autres très peu. Concernant le stockage, une tendance se dessine : Les sols sont des stocks importants de polluants, et leur érosion entraîne une pollution diffuse, qui perdurera longtemps.
Résumé de la présentation par l'auteur
Discussion :
Dans la discussion qui a suivi la présentation, une précision fut demandée concernant l’estimation faite de la quantité de polluants qui proviendrait de l’érosion. La réponse à cette question est justement détaillée dans la thèse de Magalie Delmas. Les flux de polluants ont été estimés à partir des taux d’érosion indiqués dans cette thèse. Il est précisé que ce travail a vocation à donner des ordres de grandeur pour chaque polluant, et de présenter clairement le phénomène de source diffuse, notamment pour les HAP.
Par la suite, un point a été fait sur la question de la temporalité : La contamination qui conduit à cette source diffuse de pollution est très ancienne, remontant parfois à plus d’un siècle. On a donc un « background » contaminé. Dès lors, un retour à un état initial « naturel » est aujourd’hui mission impossible, car même l’état de référence le plus naturel dont on ait des traces était déjà contaminé. Un constat qui a été approuvé, d’autant plus qu’un calcul sommaire a été effectué par le doctorant en charge de de ce travail de post-doc, et pour certains polluants, la pollution diffuse perdurera encore pendant 300 à 400 ans.


