Mise en évidence de l'antibiorésistances des coliformes par différentes concentrations d'antibiotiques

Auteur.e.s

S. Haenn, H. Accrombessi, G. Lavison et L. Moulin

Université

CRECEP

DOI
https://doi.org/10.26047/PIREN.rapp.ann.2007.vol21

La présence de médicaments dans l’environnement est citée comme étant une menace émergeante dans le rapport l’Agence de l’Eau Seine Normandie de décembre 2004, intitulé « Menaces émergentes pour l’eau potable. Application au cas de l’agglomération parisienne». Les premiers travaux indiquent que les concentrations retrouvées dans le milieu sont de l’ordre du nanogramme par litre (Ollers et al. (2001), Miao et al. (2002), Castiglinoi et al. (2005), Lee et al.( 2005), Santos et al. (2005), Paffoni C. et al (2006), très loin des concentrations inhibitrices utilisées en traitement (de l’ordre de 25-100µg/ml). Si on sait que des concentrations sub-inhibitrices ont parfois des effets sur le métabolisme des cellules (par exemple sur la formation de biofilm, voir Fonseca et al. (2004), thèse de L. Moulin (2003) ou sur l’apparition de résistances (Nagai et al. 2001), on peut légitimement s’interroger sur l’influence de ce type de concentrations dans l’environnement : i) Facilitent-elles l’apparition de résistance ? ii) Empêchent-elles la perte des gènes de résistance ? iii) Facilitent-elles l’échange de gènes de résistance entre bactéries ? C’est pour répondre à ces questions et caractériser l’influence du milieu hydrique sur ces mécanismes génétiques que nous testerons en culture l’impact des concentrations d’antibiotiques identifiées.

Laurent.moulin@crecep.fr