Les pesticides dans le bassin de la Seine

 

                           

Les pesticides dans le bassin de la Seine

Comprendre les origines et le transfert des pesticides pour en évaluer l’impact sur l’homme et l’environnement

Sous la direction d’Hélène Blanchoud

 

La contamination de l’environnement par les pesticides est une problématique majeure du XXIe siècle. Les produits de synthèse développés pour protéger les cultures sont devenus indispensables pour maintenir les rendements agricoles. Leurs usages se sont répandus jusque dans nos villes et nos jardins pour l’entretien des allées et trottoirs. Chaque année, de nouvelles matières actives sont homologuées : en 2011, 580 substances actives sont autorisées. Dans le bassin versant* de la Seine où se mêlent terres agricoles et zones périurbaines, il est difficile d’identifier ces sources.

Le constat est préoccupant : les suivis de la qualité des eaux de surface montrent une contamination récurrente par les pesticides sur l’ensemble du territoire. La rémanence de certains produits comme l’atrazine explique également la contamination des eaux souterraines malgré leur interdiction, ce qui a conduit à l’abandon des captages d’eau potable les plus contaminés. Or, seulement 1 à 5 % des quantités appliquées sont effectivement transférées dans les cours d’eau.

Dans un contexte où la règlementation sur les usages et sur les seuils de contamination dans l’environnement évolue en continu, il devient indispensable de comprendre le devenir des pesticides dans le bassin versant. Cela passe par l’analyse du comportement des produits depuis leur application jusqu’à leur transfert dans les cours d’eau ou les eaux souterraines, en tenant compte des interactions possibles dans le sol, le sous-sol et l’atmosphère.

Enfin, la modélisation est l’étape indispensable pour évaluer le risque de contamination future par des nouveaux produits actuellement utilisés. L’étude des anciennes molécules toujours présentes dans l’environnement permet d’établir les paramètres à prendre en compte. Les quantités utilisées et le taux de détection dans les milieux facilitent la calibration. Cela ne sera peut-être pas le cas des molécules plus récentes ayant un effet à des doses plus infimes et devenant donc difficiles à détecter dans le milieu naturel par des techniques d’analyse chromatographique classiques.

Ces analyses amènent tant à rechercher de nouvelles pratiques culturales qu’à concevoir des programmes de réduction du recours aux produits phytosanitaires en milieu urbain, avec pour objectif une moindre contamination des milieux par les pesticides.

 

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