Hydrogéologie du bassin de la Seine

 

                           

Hydrogéologie du bassin de la Seine

Comprendre et anticiper le fonctionnement hydrodynamique du bassin pour une gestion durable de la ressource

Sous la direction de Pascal Viennot

 

Le bassin de la Seine est un organisme vivant, soumis au cycle de l’eau. Des hauteurs du plateau de Langres à son estuaire, la Seine, fleuve de plaine, a un régime lent. À l’équilibre naturel, elle reçoit globalement autant d’eau qu’elle en perd, ses crues ne sont pas brutales, ses étiages rarement sévères.

Mais, bien que la pluviométrie soit suffisante et que le bassin abrite d’importants aquifères, cet équilibre reste fragile. Une forte pression humaine de 16 millions d’habitants et une agriculture intensive fortement développée peuvent le rompre rapidement.
Aux pouvoirs publics et aux gestionnaires revient la lourde tâche de protéger efficacement la Seine et son bassin en régulant ses usages. Conformément à la loi sur l’eau de 1992, reprise par la Directive Européenne de 2000, ils ont à élaborer des schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) pour une gestion équilibrée de la ressource en eau.

Encore faut-il pour cela qu’ils aient compris comment « fonctionne » le bassin et qu’ils puissent prévoir ses évolutions et l’impact des aménagements en projet. C’est tout l’objet des travaux des chercheurs du PIREN-Seine, exposés dans ce fascicule.

 

À partir d’une description physique détaillée du bassin, de son climat et de ses aquifères, le fascicule « Hydrogéologie du bassin de la Seine » présente les grands enjeux de la gestion de l’eau : contenir les crues et assurer des débits suffisants en période sèche. Dès 1910, la construction de barrages-réservoirs a été entreprise à l’amont du bassin pour soutenir les étiages d’été et écrêter les crues hivernales. Ces ouvrages atteignent aujourd’hui une capacité totale de 830 millions de m3. Leur efficacité est sensible à l’échelle régionale. S’ils sont cependant trop éloignés de Paris pour protéger la capitale contre les inondations, ils permettent d’assurer en été les prises d’eau nécessaires à l’alimentation en eau potable de l’agglomération parisienne et de limiter les problèmes de qualité de l’eau.

Au-delà de ces données d’observation, les scientifiques disposent aussi de nouveaux outils, des modèles informatiques, qui leur permettent de synthétiser et de tester la compréhension qu’ils ont acquise du système hydrogéologique du bassin. Ils leur permettent également d’anticiper ses réactions aux changements.

Les caractéristiques des deux modèles utilisés sont présentées ici, ainsi que les objectifs auxquels ils répondent et leur pertinence. Grâce à eux, les interactions entre le fleuve et les aquifères du bassin ont pu être mises en évidence. Ils ont également servi à mesurer l’impact de l’évolution des prélèvements en nappe sur le débit des petits cours d’eau et du changement climatique sur le régime hydrologique suivant plusieurs hypothèses.

 

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