Agriculture du bassin de la Seine

 

                           

Agriculture du bassin de la Seine

Découvrir l’agriculture du bassin de la Seine pour comprendre les enjeux de la gestion de l’eau

Sous la direction de Céline Schott

 

Le réseau de suivi des eaux souterraines géré par l’Agence de l’Eau Seine - Normandie indique qu’en 2006, près de la moitié des captages étaient significativement contaminés par les pesticides et les deux tiers par les nitrates. L’ensemble de l’hydrosystème de la Seine semble en effet contaminé, qu’il s’agisse des eaux de surface ou des eaux souterraines. Cette contamination tend à augmenter avec le temps.

Cela pose d’importantes questions aux gestionnaires de l’eau qui ont la responsabilité de se mettre en conformité avec la Directive Cadre Européenne sur l’eau, visant au retour à un bon état écologique des ressources en eau en 2015, sous peine de lourdes sanctions par la Commission Européenne, et aux collectivités qui ont la responsabilité de distribuer une eau répondant à la norme de qualité « eau potable ».

Or, l’origine de ces pollutions, dites « diffuses », provient essentiellement de l’activité agricole qui implique l’apport de plus en plus massif d’intrants agricoles aux cultures, comme les engrais azotés ou les pesticides.

L’ agriculture du bassin de la Seine a toujours été particulièrement développée par rapport au reste du territoire français, notamment au niveau de la culture des céréales.

Avec l’instauration de la Politique Agricole Commune (PAC), elle connaît de profondes mutations depuis les années 60. L’objectif visé par la PAC étant de parvenir rapidement à l’autosuffisance alimentaire, l’intensification agricole a été orchestrée par tout l’encadrement de l’agriculture, du Ministère aux Chambres d’Agriculture*, en passant par la recherche agronomique. Cette intensification a entrainé une hausse continue des rendements, un agrandissement des exploitations associé à la disparition des plus fragiles d’entre elles (les moins productives), ainsi que d’importantes réorganisations des surfaces cultivées. Ainsi entre 1970 et 2000, les surfaces en prairies ont chuté de 40%, remplacées en grande partie par des surfaces en blé.

Certaines cultures ont quasiment disparu du paysage, tandis que d’autres comme le colza ont fait leur apparition au cours de cette période et couvrent à présent des surfaces considérables.

Toutes ces évolutions, tant en termes de surfaces cultivées que de techniques culturales, ont eu d’importantes répercussions sur le milieu physique, et notamment sur l’hydrosystème de la Seine.

Ce fascicule vise à identifier les caractéristiques des exploitations agricoles du bassin de la Seine, comprendre les évolutions intervenues sur les 30-40 dernières années et mettre en évidence les principales pratiques agricoles, pour tenter d’expliquer la dégradation de la qualité de l’eau et ainsi y remédier.

 

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