Un atelier pédagogique sur la Bassée

Cette fois-ci, le soleil était au rendez-vous ! Initialement prévu en mars et reporté pour cause de météo, l’atelier organisé par les chercheurs du PIREN-Seine et la Réserve naturelle de la Bassée s’est finalement déroulé le 2 juin dernier dans une atmosphère estivale. Cette animation à destination du grand public avait pour objectif de vulgariser les travaux menés par les scientifiques sur la gravière de la Cocharde, un lac artificiel creusé par une ancienne exploitation de granulats.


La gravière de la Cocharde

Sophie Guillon, de l’équipe Géosciences de l’Ecole des Mines ParisTech, et Didier Jézéquel, de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) et de l'Université Paris Diderot (Paris 7), ont ainsi expliqué de manière ludique et pédagogique les études qu’ils mènent sur cette gravière, et l’intérêt d’effectuer ces expérimentations à la dizaine de personnes venue participer à l’atelier. Celui-ci s’est déroulé en 2 parties : une discussion et des échanges avec le public autour des différents posters d’information, et une sortie en bateau sur la Cocharde pour permettre aux participants d’utiliser les outils des scientifiques et effectuer divers prélèvements.

Lors de la discussion, les deux chercheurs sont revenus sur plusieurs phénomènes globaux qu’ils étudient à l’échelle de plan d’eau : les apports et les pertes hydriques du bassin, la relation chimique entre les écosystèmes et les sédiments, et enfin, la contribution de plans d’eau tels que la gravière de la Cocharde aux gaz à effet de serre. Prenant le temps de revenir sur des aspects scientifiques fondamentaux tels que la photosynthèse, la lente fabrication des hydrocarbures ou le réchauffement climatique, Didier Jézéquel et Sophie Guillon ont permis, grâce à des échanges nombreux avec le public, de permettre à celui-ci de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre dans le plan d’eau, mais également à l’échelle globale.


Camille Meunier, de la Réserve (à gauche), Didier Jézéquel, de l'IPGP-Université Paris 7 (au centre)
et Sophie Guillon, de l'Ecole des MINES (à droite)


La partie "échange et discussion" de l'atelier

Le tour en bateau fût l’occasion pour le public, composé de couples et de familles de la région, d’expérimenter eux-mêmes les techniques de suivi et de prélèvement utilisées par les chercheurs. Ils ont ainsi pu manipuler la caméra sous-marine, échantillonner de l’eau profonde et du plancton, mesurer la transparence de l'eau, et s’exercer à faire des relevés de sondes. Ils ont également pu s’approcher de la station météo flottante installée en décembre 2017 et qui permet de mesurer un grand nombre de paramètres locaux (température, pression, humidité, ensoleillement, vent, etc) toutes les 10 minutes. Enfin, à leur retour sur la terre ferme, ils ont pu observer leurs échantillons d’eau au microscope optique.


Le tour de bateau, animé par Didier Jézéquel,
et la station météo au fond à droite


De retour sur le rivage, les participants ont pu utiliser le microscope
pour observer le phytoplancton recueilli sur le bateau

Cet atelier fut un réel succès auprès des participants, qui saluèrent la pédagogie dont les scientifiques firent preuve pour expliquer leur travail et les enjeux scientifiques liés à la thématique. Cette animation, première effectuée par les scientifiques du PIREN-Seine en ce lieu, en appellera peut-être de nouvelles dans le futur, permettant ainsi d’affiner toujours plus la compréhension par les habitants de la région des écosystèmes qu’ils côtoient, et de raffermir le lien entre scientifiques, gestionnaires de la Réserve et citoyens usagers.

Retrouvez l'ensemble des photos de cette après-midi sur la médiathèque du PIREN-Seine, en suivant ce lien.

Le PIREN-Seine tient à remercier la Réserve naturelle de la Bassée et sa conservatrice Camille Meunier pour l’organisation de cet atelier et pour leur soutien logistique et humain lors de l’événement.

Pour aller plus loin :

Les équipes :

L'Ecole des MINES ParisTech

l'IPGP