Transferts de micropolluants dans les réseaux trophiques lotiques : exemple de l’Orge

Transferts de micropolluants dans les réseaux trophiques lotiques: exemple de l’Orge

Pierre LABADIE1, Aurélie GOUTTE2

1 UMR 5805 EPOC, CNRS/Université de Bordeaux, 351 Cours de la Libération, 33405 Talence, France
2 UMR 7619 METIS, EPHE/UPMC/CNRS, PSL Research University, F-75005, Paris, France

 

Cette présentation à double voix est le fruit d’un travail collaboratif entre les laboratoires Métis à Paris et Epoc à Bordeaux. Ce travail sur le transfert de micropolluant dans les réseaux trophiques est issu du constat de la présence ubiquiste de micropolluants organiques dans les cours d’eau franciliens ainsi que dans le biote associé à ces milieux. Depuis 2013, la DCE a  décrété des NQE (Normes de qualité environnementales) applicables au biote. Une des approches adoptée est celle dite « graduée », qui consiste à étudier l’accumulation des micropolluants dans différents environnements (sédiments, colonne d’eau, organismes encagés), et de n’étudier les poissons que lorsque qu’un seuil a été dépassé. Cette approche implique donc une bonne connaissance des mécanismes de transfert des micropolluants à travers les chaînes trophiques des cours d’eau, domaine aujourd’hui peu documenté. C’est dans ce cadre que s’inscrit le travail présenté.

La méthode de travail a été validée par son utilisation sur les PCB, micropolluants dont le potentiel de bioaccumulation est connu. L’étude s’est portée sur les Chloroalcanes à chaines courtes et ceux à chaine moyennes, les composés fluoroalkylés (PFAS), les HAP et les phtalates.

Les Chloroalcanes à chaine moyenne ne semblent pas avoir de potentiel bioaccumulateur. L’étude des PFAS et des Choroalcanes à chaine courte révèle en revanche un potentiel bioaccumulateur de ces composés.

Un des aspects qui rend l’étude de ces transferts complexes est la possibilité pour les micropolluants d’être dégradés par l’environnement ou les organismes. C’est le cas des HAP et des phtalates, qui peuvent être métabolisés par les organismes, et ainsi donner lieu à de nouveaux composés qui seront excrétés par les organismes, et potentiellement plus toxiques que leurs précurseurs. En prenant en compte ces mécanismes, l’étude conclue tout de même à une biodilution de ces composés à travers les réseaux trophiques.

 

Résumé de la présentation par les auteurs

Présentation

 

Discussion :

Question : Quel est le niveau de diffusion de votre travail, et notamment au niveau national ?

Réponse : Il y aura le rapport PIREN-Seine de fin d’année, et des publications dans des revues scientifiques. Il y a également la possibilité de faire une fiche « 4 pages » sur le sujet, pour une diffusion à un plus large public.