Estimation des flux d’énergie à l’interface nappe-rivière du bassin des Avenelles.

Estimation des flux d’énergie à l’interface nappe-rivière du bassin des Avenelles.

Asma Berrhouma1*

1 MINES ParisTech, Géosciences
* asma.berrhouma@mines-paristech.fr

L’étude présentée s’intéresse aux propriétés hydrothermiques du milieu poreux au niveau du corridor hydraulique du bassin des Avenelles. L’étude est appliquée au niveau de cinq stations de mesure des échanges nappe-rivière présentant différents types de contact entre la rivière et le substrat géologique. Après une remise en contexte spatiale et l’explication de la méthodologie, la présentation a été l’occasion de pointer l’importance de la température comme traceur de l’écoulement de l’eau.

La détermination des propriétés hydrothermiques a pu être établie par une méthode d’inversion à l’aide du modèle hydrothermique METIS. L’étude a permis de caractériser la variabilité spatio-temporelle de la dynamique des échanges d’eau et de chaleur entre la rivière et l’aquifère.  Elle a permis également d’estimer les flux hydriques et thermiques à l’interface nappe-rivière au niveau des cinq stations.

 

Conclusion : L’étude a pu  déterminer les propriétés hydrodynamiques et thermiques à l’interface nappe-rivière ainsi que de quantifier les flux d’eau et de chaleur à l’aide du modèle hydrothermique METIS. Il reste maintenant à connecter les stations, à estimer la variabilité des propriétés thermiques du plateau jusqu’à la rivière, afin d’avoir une vision globale de la dynamique thermique du bassin des Avenelles.

 

Résumé de la présentation par l'auteure.

Présentation

 

Discussion :

La discussion s’est ouverte sur une question concernant la prise en compte des échanges thermiques avec l’atmosphère. En réponse, il a été précisé que pour cette étude, il n’y a pas eu de de prise en compte des données atmosphériques, les températures des piézomètres et de la rivière formant les limites du système étudié.

Il a par la suite été demandé, considérant qu’en amont, la nappe de Brie se déverse dans la rivière, qui elle-même se déverse dans l’aquifère de Champigny, s’il était possible d’évaluer les contributions en nitrates de l’aquifère de Brie vers l’aquifère de Champigny qui transitent par la rivière. Les nitrates ne faisant pas du tout partie de l’étude,  cela n’a pas encore été réalisé. D’autre part, considérant les différents biofilms d’interface nappe-rivière et les contributions des autres sources d’eau, il parait difficile de faire une évaluation correcte de cette contribution sans tenir compte des processus biogéochimiques.