Caractérisation de la géochimie des interfaces nappe-rivière du bassin des Avenelles

Caractérisation de la géochimie des interfaces nappe-rivière du bassin des Avenelles

Jean-Marie Mouchel1*

1 UMR Metis, UPMC-CNRS-EPHE
* jean-marie.mouchel@upmc.fr

L’étude présentée porte sur les analyses géochimiques menées sur les piézomètres situés dans la partie Est du bassin de l’Orgeval. Cette présentation a été l’occasion de revenir sur le dispositif de suivi MOLONARI, mis en place dans la zone, et de présenter les premiers résultats issus des piézomètres installés. Les mesures ont porté sur les cations Ca, Mg, Na, K, mais également sur l’alcalinité, le pH, et les éléments NO3, SO4, Cl.

Les données recueillies ont été examinées afin de mettre en évidence des mélanges qui aboutissent à la composition observée. À l’échelle du bassin, les apports au Ru des Avenelles peuvent être aisément déterminés par cette méthode, ce qui la valide.  Les piézomètres de berges, fortement dépendant de spécificités locales, ont donné des résultats inexplicables par des mélanges, ce qui est une preuve de réactivité. L’analyse encore en cours s’appuiera sur des données hydrodynamiques encore indisponibles aujourd’hui.

 À terme, l’analyse de toutes les données recueillies, y compris des piézomètres de berge, permettra de mieux comprendre les interactions nappe-rivière.

Conclusion : L’étude de la géochimie des eaux permet bien de comprendre les flux qui régissent le bassin versant, mais de nombreuses données restent encore à analyser. Certaines mesures relevées dans les piézomètres de berge donnent des résultats difficilement interprétables, du fait de l’influence de phénomènes locaux sur les mesures (pollution, hydrogéologie particulière, parcelles de sol spécifique,…). Il reste encore beaucoup à faire dans l’analyse des données recueillies, et ce travail est aujourd’hui en cours.

 

Résumé de la présentation par l'auteur.

Présentation

 

Discussion :

La discussion s’est rapidement ouverte sur l’origine possible de certains éléments qui ont pu donner des résultats aussi variables aux niveaux des piézomètres de berge. Ainsi, la prise en considération des apports en eau de l’atmosphère a été évoquée. Il a été répondu que l’apport direct d’eau par la pluie dans le ru des Avenelles reste relativement faible par rapport aux autres sources, mais que cet apport, effectivement, n’avait pas été pris en compte. Une origine possiblement anthropique de certains éléments, comme le chlorure, a également été évoquée. Enfin, pour expliquer des grandes disparités d’un piézomètre à l’autre, alors même qu’ils sont disposés au même endroit de part et d’autre du cours d’eau, la possibilité d’une infiltration de la nappe vers la rivière d’un côté, et d’une exfiltration vers la nappe sur l’autre berge a été avancée.